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PROJETS PASSÉS

Retrouvez l'ensemble de mes projets passés

UNE SAGA FAMILIALE.

1960 - 1997

En 1997-98, Yaume éprouve soudain la nécessité de fixer des images tangibles et en quelque sorte synthétiques de son enfance dans l'ancienne colonie française du Cameroun, plongée alors en pleine guerre d'Indépendance.
La bordure volontairement jaunie qui encercle chaque image est tout autant censée rappeler les bords des photographies des années
50-60, que cerner au plus près cette réalité à jamais disparue, inconnue de la Métropole.
Se mettant souvent en scène fixant le spectateur, l'artiste montre du doigt autant le cloisonnement blancs/noirs que celui qui sépare les blancs riches des pauvres. Même l'enfance, à de rares exceptions près, ne semble pas pouvoir échapper à cet apartheid.
En 2019-2020, il écrira un récit complémentaire à cette saga, visant à en restituer toute la pulpe romanesque: "LE GOÛT DE LA PAPAYE"

LA VOIE DES MASQUES

Parallèlement à sa recherche sur l'abstraction au cours des années 2000-2014, Yaume se concentre longtemps sur la figure tutélaire du masque africain qui a veillé sur son imaginaire d'enfant.


Janus ou frontal, le masque des rites initiatiques est d'abord perçu plastiquement comme une source perpétuelle de mouvement, permettant à la figure humaine de se recomposer en volumes abstraits, loin de toute tentation réaliste, jusqu'à aboutir à un nouvel ordre interne, susceptible de se métamorphoser à tous moments.

C'est cette disponibilité permanente qui est à la source même du potentiel magique des masques.

ÉCORCES

Suite à des "rencontres" avec de nouveaux supports, papier ou toile, Yaume entreprend en 2019 de faire une recherche sur la variété des connivences possibles entre son sujet et le support de sa représentation.
"Écorces" naît ainsi avec pour objectif de révéler les relations parfois surprenantes entre la complexité de la protection extérieure d'un fruit ou d'un tronc, et son cœur, toujours dérobé au regard.
Les fibres du papier papyrus brut, le grain du mûrier du papier washi japonais ou la rugosité du sac de jute des minoteries d'autrefois, sont alors promus agents privilégiés de cette quête où encre, pastel et huile sont les médiums inspirés.

SAFARI 2022

Commencé fin 2018 dans un collectif d'artistes qui tentait de faire le point sur la Nature mise en danger par l'Homme, le "MÉMORIAL POUR LE DERNIER ÉLÉPHANT" désirait alerter sur la recrudescence du trafic de l'ivoire et la menace d'extinction pesant sur les éléphants d'Afrique.Totems, peintures, sculptures étaient alors mis en scène dans une installation où dominait le rouge sang.
Depuis, la cause s'est enrichie de celle des rhinocéros blancs et des gorilles, avec de nouvelles huiles et sculptures pour constituer le futur "SAFARI 2022", antiphrase pour en signifier la volontaire dérision.
Zèbres vivants ou morts, flamants roses en migration et vivarium sur papier washi complètent le tableau, tandis qu'une population indigène s'affaire autour de ces lucratifs commerces.

À FLEUR DE MYTHE

A partir des années 2000, Yaume s'est passionné pour l'Abstraction Lyrique, créant une grammaire riche en chocs de couleurs. Il s'agissait de faire "crier" les aplats colorés entre eux et d'élargir au maximum le territoire des possibles. Ainsi s'est formée une carte du Tendre, Méditerranéo-centrée, de la Grèce à la Sicile comme sources d'inspiration.


Puis en 2016, l'artiste eut le désir de raccrocher cette dispersion géographique à une identité vernaculaire intime, de la station balnéaire Vals-Les-Bains à la Riviéra. Les vides commencèrent à introduire une salutaire respiration à ce nouveau poumon plein de sensations issues de l'enfance.

Actuellement, son abstraction a pris une nouvelle direction. Il s'agit d'explorer plus en profondeur le mille-feuilles des grandes et petites images mythiques littéraires aimées, de Tintin à Victor Hugo, en passant par Carmen ou Salammbô.